Situé en Provence, le rythme des ruchers est une adaptation quotidienne : il suit les saisons, les floraisons et le souffle des abeilles. Voici une année au rucher, telle que nous la vivons.
Le printemps : le réveil de la colonie
Aux premières douceurs printanières, la reine recommence à pondre et la ruche s’anime. C’est le temps de l’observation : on accompagne le développement des ruches au fur et à mesure, sans jamais les forcer et sans nourrissement artificiel. Chaque colonie avance à son rythme, et nous suivons le sien.
L’été : la grande miellée de lavande
Quand la lavande fleurit dans les Alpes-de-Haute-Provence, où les ruches ont été transhumées pour la miellée, les butineuses s’élancent vers les champs, en et parc naturel. La récolte se fait avec mesure : nous ne prélevons que le surplus. Le miel de cru est extrait à froid, non mélangé, non pasteurisé, puis purifié par trois tamisages successifs.
On ne prend à la ruche que ce qu’elle peut offrir sans s’épuiser.
L’automne : préparer l’hivernage
Les jours raccourcissent, la colonie resserre ses réserves. Les ruches sont alors transhumées de nouveau, de retour sur une parcelle située en zone Natura 2000, ce réseau européen d’espaces naturels protégés. On vérifie la santé des abeilles et on leur laisse le miel nécessaire à leur survie. Ici, la ruche passe avant le rendement : c’est la condition d’une apiculture qui dure.
L’hiver : le repos, sans intervention
La grappe d’abeille se forme, la vie ralentit. On n’ouvre plus les ruches : on veille, simplement, en attendant que le cycle reprenne. Et c’est de ce respect du vivant que naissent, plus tard, mes soins.
Chaque pot de miel, chaque cosmétique, porte la trace de cette année-là : d’une saison, d’une floraison, d’un soin porté aux abeilles autant qu’à votre peau.